08 avril 2008

L’atrocité révélée


Fabienne, Isabelle, Jeanne-Marie, Elisabeth, Natacha, Céline, Mananya, Marie-Angèle, Joanna et Marie ont été ses victimes. Des noms trop vites oubliés, dont on ne parle jamais. Des jeunes filles comme vous et moi, ‘fin comme moi sûrement. Des jeunes filles voulues vierges et juste pubères. Des jeunes filles entre 13 et 22 ans.

Seule Marie a pu témoigner.

Les neuf autres ont eu moins de chance et ont sauvagement été éliminées.


Il a maintenant soixante-six ans, il est accusé de sept meurtres aggravés de jeunes filles, et mis en examen pour deux autres meurtres aggravés. Son épouse, cinquante-neuf ans, est accusée de complicité sur quatre meurtres et de meurtre sur trois jeunes filles.

Nous en sommes maintenant à la deuxième semaine de leur procès tumultueux, mais « sans huis clos, bouche cousue » a signalé la pancarte tendue par l’accusé au premier jour du procès ouvert fin mars. Rien n’a donc été dit, si ce n’est : « Je ne crie pas, je gueule » sur un point qui a eu l’air de le tourmenter.

 

Les noms de ses victimes méritent d’être connus de tous, puisque chacun semble oublier la gravité des faits évoqués ici. Lorsque Marie, âgée aujourd’hui de dix-sept ans, a témoigné, lundi dernier, il est resté stoïque, de marbre, comme si personne ne parlait devant lui, alors que les jurés étaient estomaqués. Elle a exposé les faits, comment elle a pu s’échapper de la sombre camionnette, sauter dans une voiture qui roulait en sens inverse et noter la plaque d’immatriculation, qui a permis son arrestation.

 

Monstre de barbarie et fier de l’être, il semble vouloir manipuler les familles des victimes autant que celles qu’il a tué. Passé maître dans l’art de la manipulation Michel Fourniret semble oublié des populations françaises et belges, malgré l’importance de ce procès devant la Cour d’Assise des Ardennes.

Monique Olivier, quant à elle répond quelque peu aux questions fastidieuses des juges et avocats, mais elle menace du silence ceux qui la jugent.

 

Que de gens ne savent que cette réalité existe, et beaucoup m’ont demandé de qui je parlais lorsque je prononçais le mot fatidique, clé de l’affaire « Fourniret ». Je m’en offusque.

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Abzinthe

Posté par Adder à 11:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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